À quoi sert la physiologie de l'exercice ? L'économie vient de répondre
On savait que la capacité cardiorespiratoire prédit la santé à long terme. On sait désormais ce que vaut, en argent public, le métier qui la mesure et la travaille : selon un rapport Deloitte Access Economics commandé par Exercise & Sports Science Australia (2026), les physiologistes de l'exercice génèrent 1,09 milliard de dollars australiens de bénéfices économiques nets sur trois ans, soit 2,50 $ rendus pour chaque dollar investi. Le meilleur rendement de toutes les conditions étudiées : le cancer.
Ce que chiffre le rapport
Le rapport, publié en 2026 par Exercise & Sports Science Australia (ESSA) avec Deloitte Access Economics, évalue l'impact des physiologistes de l'exercice sur six groupes de conditions chroniques en Australie. Le bilan sur trois ans, en dollars australiens :
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Bénéfices économiques nets | 1,09 milliard $ |
| Retour par dollar investi | 2,50 $ |
| Admissions hospitalières évitées | 60 355 |
| Passages aux urgences évités | 38 618 |
| Jours de lits d'hôpital évités | 413 009 |
| Années de vie ajustées à la qualité gagnées | 18 072 |
Source : ESSA / Deloitte Access Economics, « Economic value of exercise physiology in Australia », 2026. Chiffres en dollars australiens, relayés notamment par le Pr Robert Newton (Edith Cowan University).
Le cas le plus parlant : le cancer
De toutes les conditions examinées, c'est l'exercice prescrit chez les personnes atteintes de cancer qui affiche le meilleur rendement : 3,00 $ de retour pour 1 $ investi et 2 609 $ de bénéfice économique net par patient, soit 59,4 millions $ de bénéfices nets et plus de 9 000 admissions évitées sur trois ans. Derrière l'économie, la physiologie : un exercice correctement prescrit pendant et après traitement améliore la fonction, réduit la fatigue, soutient la tolérance au traitement et préserve l'indépendance, des effets documentés de longue date par la recherche clinique.
Pourquoi ce chiffrage compte au-delà de l'Australie
Ce rapport apporte l'argument qui manquait au dossier. L'argument scientifique existait : l'American Heart Association propose depuis 2016 de traiter la capacité cardiorespiratoire comme un signe vital clinique (Ross et al., Circulation), et les grandes cohortes montrent une association forte et graduelle entre capacité aérobie et mortalité toutes causes, sans plafond identifié (Mandsager et al., JAMA Network Open, 2018). Il y a désormais l'argument économique : mesurer et entraîner la capacité physique n'est pas un service périphérique du système de santé, c'est un investissement à rendement documenté. La France n'a pas encore son rapport Deloitte ; la physiologie, elle, est la même des deux côtés du globe.
Et LE LAB dans tout ça
LE LAB applique cette discipline sur son versant prévention et performance : mesurer la capacité cardiorespiratoire (VO2max), les seuils et les zones individuelles par analyse des échanges gazeux, pour objectiver un point de départ et une trajectoire. Le marqueur central est le même que celui des cohortes citées plus haut : chez nos propres athlètes, nous en publions la distribution mesurée par âge et par sexe dans notre guide VO2max. Cadre assumé et transparent : nos bilans n'ont pas de portée médicale, ne prescrivent rien et ne remplacent ni un suivi ni un avis de professionnel de santé. Ils font ce que ce rapport valorise à la racine : transformer « bouge plus » en données individuelles mesurées, sur lesquelles un entraînement et une trajectoire peuvent se construire.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la physiologie de l'exercice ?
La discipline qui mesure et interprète les réponses du corps à l'effort (consommation d'oxygène, seuils, fréquence cardiaque, lactatémie) pour guider l'entraînement, la prévention et l'accompagnement de conditions chroniques par l'exercice prescrit.
Que dit le rapport ESSA / Deloitte 2026 ?
Sur six groupes de conditions chroniques en Australie : 1,09 milliard $ de bénéfices nets sur trois ans, 2,50 $ rendus par dollar investi, plus de 60 000 admissions hospitalières évitées.
Pourquoi le cancer est-il le cas le plus marquant ?
Meilleur rendement du rapport : 3,00 $ pour 1 $ investi et 2 609 $ nets par patient, reflet des effets documentés de l'exercice prescrit pendant et après traitement.
Un test physiologique LE LAB est-il un acte médical ?
Non : cadre de prévention et de performance, sans portée médicale. La mesure objective la capacité et les seuils ; elle ne remplace ni un suivi ni un avis de professionnel de santé.
La donnée avant le plan
Capacité cardiorespiratoire, seuils, zones : mesure ton point de départ, puis construis dessus.
Réserver mon bilanSources : ESSA / Deloitte Access Economics 2026 (AUD) · Ross et al. Circulation 2016 · Mandsager et al. JAMA Network Open 2018 · chiffres LE LAB : noyau v2026.08.14 · contenu informatif, sans portée médicale · lelab.run