SV1 et SV2, tes deux seuils
Le premier seuil ventilatoire (SV1, ou seuil aérobie) marque l'intensité en dessous de laquelle tu peux tenir très longtemps. Le second (SV2, ou seuil anaérobie) marque le plafond au-delà duquel la fatigue s'accumule rapidement.
Entre ces deux repères se dessinent tes zones d'entraînement : endurance fondamentale sous SV1, travail au seuil autour de SV2, intensité au-dessus. Exprimés en allure, en puissance et en fréquence cardiaque, ils structurent chaque séance.
Pourquoi les zones estimées sont souvent fausses
Une zone estimée part d'une fréquence cardiaque maximale théorique (souvent 220 moins l'âge) ou d'un pourcentage arbitraire. Cette approche ignore ta physiologie réelle et peut décaler tes zones de plusieurs battements.
Résultat : tu crois travailler en endurance alors que tu es au seuil, ou l'inverse. Sur la durée, des zones fausses limitent la progression et augmentent le risque de surcharge.
Ce que change une zone mesurée
Une fois tes seuils mesurés, chaque zone correspond à une intensité physiologique constatée sur toi, et non à une moyenne de population. La frontière entre endurance et seuil cesse d'être une hypothèse.
Le rapport LE LAB te donne ces bornes en allure, en fréquence cardiaque et, selon le bilan, en puissance. C'est la référence à laquelle tu compares chaque séance.